5 euros pour voir Pogacar ! La proposition choc d’une figure du peloton

Et si assister au Tour de France
n’était plus gratuit ? L’idée fait son retour, portée par une
figure du peloton.
La question revient avec insistance. Le cyclisme, et ses trois
grands Tours, doit-il un jour devenir payant pour le public ? Le
débat a été relancé par Jérôme Pineau, ancien coureur et
ex-manager, qui a proposé sur RMC de rendre l’accès payant
à certaines arrivées mythiques du Tour de France, comme l’Alpe
d’Huez, programmée à deux reprises en 2026.
Interrogé à ce sujet par Ouest-France, David
Lappartient, président de l’Union cycliste internationale, a
répondu avec prudence. « Il faut poser un cadre juridique,
faire payer l’espace public en France, c’est compliqué. Ce n’est
pas dans le domaine de l’impossible, mais ce serait une vraie
révolution par rapport à ce que l’on connaît aujourd’hui »,
a-t-il expliqué.
Dernièrement, Wout van Aert a, à son tour, remis le sujet sur la
table. Le coureur de la Visma-Lease a Bike n’a pas caché ses
inquiétudes face à un modèle économique qu’il juge à bout de
souffle. « Cette fragilité serait bien moindre si, en plus du
sponsoring, il y avait aussi de vrais revenus issus du sport
lui-même, comme les droits TV ou d’autres formes de monétisation
», a-t-il confié au média belge De Tijd.
« Faire payer l’entrée »
Le Belge dresse le constat d’un système incapable de protéger
ses acteurs les plus vulnérables. « Dans le cyclisme, nous
sommes peut-être un peu trop axés sur le charme et le folklore. Si
vous faites payer 5 euros l’entrée, cela ne veut pas dire que ce
n’est plus populaire. Le cyclocross aussi est payant, et il n’y a
rien de plus populaire », insiste-t-il
Au-delà de la seule billetterie, van Aert alerte surtout sur un
déséquilibre structurel grandissant entre les géants du World Tour
et les équipes en survie. « Certains sponsors peuvent mettre
100 millions sur la table. Mais on continuera alors comme
aujourd’hui, sans que les équipes en difficulté en profitent. Le
fossé ne fera que se creuser. C’est tout le modèle de revenus qui
est en cause. »
Malgré ces signaux d’alarme, les organisateurs restent fermement
opposés à toute idée de billetterie. Amaury Sport Organisation
(ASO), organisateur du Tour de France, campe sur ses positions.
« Par essence, le cyclisme est un sport gratuit et instaurer
une billetterie n’est absolument pas d’actualité », rappelait
récemment Pierre-Yves Thouault, directeur adjoint du département
cyclisme, dans DH Les Sports+.


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