Recommandation d’éviter de se rendre en Haïti maintenue par le Canada





Dans sa plus récente mise à jour au sujet d’Haïti, le gouvernement du Canada conseille fortement d’éviter tout voyage non essentiel.

Cette directive a été révisée et réitérée mercredi.
Manifestations et risques de débordements
Haïti connaît des jours sombres depuis des dizaines d’années et même plus, mais il semble que la spirale des calamités et malédictions, faute de mots plus adéquats, s’accélère encore cet automne.

Cette nation des Caraïbes est aux prises avec des pénuries persistantes d’eau potable, de nourriture et de carburant.

Dans un article mis en ligne mercredi et intitulé Haïti frise une catastrophe humanitaire, le journaliste et auteur Gérard Junior Jeanty souligne à quel point le monde ne sait à peu près rien de la situation actuelle.

« Tout laisse croire que les protagonistes ne se font pas une idée de l’ampleur de la crise qui perdure depuis plus d’un an dans le pays. Les prix des produits de première nécessité ne cessent d’augmenter. Des hôpitaux se trouvent dans l’impossibilité de s’approvisionner en eau, en oxygène et en médicaments. Les voies publiques sont quasiment fermées à la circulation. Le pays est en proie au chaos. Des voix s’élèvent dans la société pour tirer la sonnette d’alarme. En effet, le responsable de Food for the poor, Mgr Ogé Beauvois, a attiré l’attention sur le fait que nous sommes en pleine crise humanitaire. »
Extrait de « Haïti frise une catastrophe humanitaire », Gérard Junior Jeanty, Le Nouvelliste, 8 octobre 2019
Avec l’installation de barricades dans les principaux axes routiers de Port-au-Prince, police et manifestants en viennent aux coups. On rapporte également l’usage par les forces de l’ordre de gaz lacrymogène et même de balles réelles.




Recommandations canadiennes
Si, malgré tout, vous vous rendez en Haïti, prévoyez des déplacements limités et bien balisés et assurez-vous de ne pas franchir de barrages routiers.

De plus, ayez accès à des provisions suffisantes d’eau, de nourriture et de carburant.

« Suivant les données puisées dans la cartographie de l’incidence de la pauvreté en Haïti réalisée depuis 2012 par la Banque mondiale, 44 % de la population du département du Nord-Est, estimée à 405 988 habitants, vivaient dans l’extrême pauvreté et 79 % dans la pauvreté modérée. »
Extrait de « Haïti frise une catastrophe humanitaire », Gérard Junior Jeanty, Le Nouvelliste, 8 octobre 2019
Le gouvernement canadien rappelle également que le système judiciaire haïtien n’est pas en mesure de traiter les poursuites en temps opportun. En cas d’arrestation ou d’incarcération, il faut s’attendre à une détention provisoire prolongée.

À Port-au-Prince aujourd’hui, les opposants au président Jovenel Moïse ont rejeté l’appel au dialogue lancé par ce dernier alors que les manifestations exigeant sa démission paralysent les principales villes du pays depuis plus d’un mois.

La gronde populaire contre le président s’est accentuée fin août à la suite d’une pénurie de carburants généralisée.

PC, AFP, GVT du Canada



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