L’OEA supporte Jovenel Moïse, lui demande de gouverner et propose une mission d’experts pour auditer les fonds PetroCaribe…





L’OEA a deux messages pour Haïti. Elle dit non au départ du président Jovenel Moïse à qui elle demande de se mettre à gouverner, a rapporté le Miami Herald, citant un officiel de l’OEA souhaitant s’exprimer sous le sceau du secret. « Nous supporterons toujours le règne de la loi. Si vous n’aimez pas Moïse, la solution est de le battre aux urnes. Nous n’allons pas lui demander de démissionner », a indiqué cet officiel. Au président Jovenel Moïse, cet officiel a indiqué : « Vous devez gouverner, et maintenant, vous ne le faites pas ».

Par ailleurs, cet officiel a révélé que le président Jovenel Moïse était « d’accord » avec une proposition de l’OEA pour former une commission composée d’experts internationaux en finance afin d’aider les auditeurs du gouvernement haïtien à déterminer la quantité d’argent volé des fonds PetroCaribe et qui devrait être poursuivi en justice. Cet officiel de l’OEA, a rapporté le Miami Herald, a signalé que le président Moïse a dit « qu’il est prêt à aller à Washington pour signer. Il a dit qu’il n’avait rien à cacher ». Il ne peut y avoir d’impunité. N’importe qui ayant volé de l’argent doit être tenu pour responsable », a indiqué cet officiel cité par le Miami Herald qui souligne que Moïse, choisi par Michel Martelly est parmi d’autres personnes indexées dans le rapport de la CSC/CA. « Nous ne sommes pas des médiateurs », a indiqué cet officiel, ajoutant que l’OEA aide à mettre en place les conditions pour un dialogue, elle n’impose pas le dialogue.




C’est le gouvernement haïtien, à travers le chancelier Edmond Bocchit qui a sollicité cette mission dont les responsables ont rencontré le président Jovenel Moïse chez lui. C’est chez le président que la délégation a indiqué clairement que le président devait se mettre à diriger alors que l’administration publique était paralysée par les protestations, que les banques ouvraient que pendant une demi-journée et que l’Etat ne collectait pas de recettes et qu’on envisagait moins de 1 % de croissance du PIB.

Le président Jovenel Moïse, a confié cet officiel de l’OEA, s’est plaint, malgré sa majorité à la Chambre des députés de ne pas pouvoir mettre un gouvernement en place. Quatre sénateurs de l’opposition ont empêché la présentation de la politique générale. La délégation a rencontré quatre membres de la société civile, des représentations de l’OPL, de la Fusion, l’ex-président du Sénat, Kelly C Bastien, mais aucun représentant de Nou pap Dòmi, des petrochallengers qui avaient appelé à manifester le 9 juin dernier. La délégation de l’OEA n’a pas rencontré le secteur privé ni des parties de l’aile dure de l’opposition, a rapporté le Miami Herald. La présence de l’OEA ne change pas la position de Nou Pap
Domi et de la Fusion, a indiqué le Miami Herald.



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