Le discours du Président Jovenel Moïse dans le cadre de l’installation du Comité de Facilitation




L’heure est grave. En tant que Nation nous avons atteint des limites qui nous affaiblissent de jour en jour. Qui remettent en question notre existence en tant peuple libre et responsable de sa destinée.
Notre fierté ne doit plus être que d’histoire.
Nous avons la responsabilité de poser les bases qui garantiront une destination entendue, partagée par toutes les couches de la société. Nous sommes dans le devoir d’entrer dans l’ère de la construction d’un pays libéré des démons de la division, de la haine et de nos querelles intestines.
Nous devons, par-dessus tout, cesser les pratiques qui nous ont conduites à la désolation, au malheur, à la précarité qui ne sont que les prémices d’un suicide collectif.
Je partage la peine de celles et ceux qui ont été endeuillés par les évènements de ces dernières semaines, qui ont perdu leurs emplois, qui ont vu s’arrêter leurs activités ; ceux et celles qui ont été obligés de descendre dans les rues pour crier leur faim, leur chômage, leur soif de justice et d’équité ; ceux et celles qui ont été traumatisés par les choses vues ou entendues.



Nous avons malheureusement été encore une fois témoin de troubles qui ont sévèrement fragilisé notre économie, qui ont touché l’avenir de notre pays dans l’âme, et qui nous forcent à remettre en question nos structures institutionnelles et nos choix de politique publique.
Souvenez-vous qu’au-delà de nos différences et de nos divergences, nous avons en commun ce pays, cette terre, HAÏTI.
Seule une entente collective sur la manière de bien vivre ensemble et de partager les ressources peut garantir la transmission de nos patrimoines matériels et immatériels aux générations futures.
Nos pères fondateurs nous ont donné la liberté sur cette terre, une liberté qui fut forgée par l’unité, la cohésion des pensées, et l’engagement de toutes les classes dans l’avenir de ce peuple.
Depuis plus de 30 ans nous avons, entre autres caractéristiques, « L’INSTABILITÉ ».




À chaque cycle électoral, nous autres citoyens haïtiens formulons le vœu d’entrer dans une ère de stabilité politique nécessaire à la croissance économique et au développement social. VOUS ÊTES LE CHANGEMENT, ON EST TOUS LE CHANGEMENT.
Ce n’est que si nous tous, indépendamment de nos convictions politiques ou de nos intérêts particuliers, travaillons ensemble que nous pourrons répondre aux défis du pays. Et l’un des plus grands défis du pays était et reste encore l’instabilité politique. La façon dont nous relèverons ce défi déterminera notre capacité à éduquer nos enfants, à créer de bons emplois et à protéger notre patrie, en d’autres termes, garantir NOTRE AVENIR.
Dans la plupart de mes interventions, j’aime souvent répéter que la stabilité politique est le premier des biens publics. Aujourd’hui, je vous dis que la stabilité politique EST LE SEUL BIEN PUBLIC !
Konpatriyot mwen yo,




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